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St. Athanase I
Quatrième siècle
L'Eglise Copte
Egypte

Le saint apostolique connu sous le nome d'Athanase I était le vingtième patriarche du siège épiscopal de Saint Marc (326-373). La vie d'Athanase a été décrite en détail par de nombreux auteurs, et on pourrait arranger ces sources selon les catégories suivantes: (1) les écrits d'Athanase lui-même, qu'il faudrait considérer comme la source la plus authentique. Ceci comprend ses traités historiques, ses encycliques, son apologie à Constantin, une autre apologie contre les ariens, ses lettres à Sérapior et aux moines, et ses lettres de fêtes ; (2) les œuvres des pères de l'église contemporaine, y compris Hilaire de Poitiers, BASILE LE GRAND, GREGOIRE DE NAZIANZE, et Epiphane ; et (3) les chroniques d'historiens plus anciens tels que RUFINUS, SOCRATES, Sulpicius Severus, THEODORET, et SOZOMEN, dont l'autorité sur les détails exige une certaine précaution. A celles-ci il faudrait ajouter la vie arabe écrite par E. RENAUDOT, mais elle a été préparée à l'origine pour les coptes pieux, et il s'agit d'un compte rendu légendaire et largement sans importance historique. Bien entendu, le compte rendu officiel de l'église est représenté dans le Synaxaire Copte-Arabe, et il ne doit pas être négligé.

Il existe une littérature secondaire énorme sur le grand saint, et seuls les biographes les plus importants seront mentionnés ici pour que l'on en soit conscient : B. Montfaucon, L. S. de Tillemont, J. A. Moehler, S. Cave, H. G. Optiz, E. Schwartz, L. Atzberger, H. M. Gwatkin, F. L. Cross et G. Mueller.

Le début de sa vie

Athanase est probablement né à Alexandrie vers l'an 296, mais, selon un document arabe trouvé à Dayr Anba Maqar, il est dit que ses parents auraient été de la ville d'al-Balyana en Egypte supérieure. Il est possible qu'il ait été éduqué à L'ECOLE CATECHISTIQUE D'Alexandrie; il est aussi possible qu'il ait pris des cours au Muséon, où il aurait fait bonne connaissance du néoplatonisme. Comme jeune homme, il aura sans doute été témoin de la période antérieure des persécutions, même s'il aura été bien trop jeune pour se rappeler les incidents qui ont eu lieu lors de la persécution de Maxime en 303. Après que Constantin a déclaré le christianisme religion d'état par l'Edit de Milan en 312, sa famille a probablement souffert à cause de l'hérésie arienne naissante, un mouvement qui était destiné à être la source principale de sa lutte toute sa vie durant. Rufinus et d'autres historiens mentionnent une histoire par rapport à son enfance. Il est dit que le patriarche ALEXANDRE I, qui regardait vers la plage par sa fenêtre, a vu un groupe d'enfants qui jouaient au baptême ; un des garçons jouait l'évêque. Intrigué par ce qu'il avait vu, l'évêque a fait venir les enfants devant lui et a reconnu l'authenticité du baptême qu'ils avaient pratiqué. Il a gardé à sa cour le garçon-évêque, Athanase, qui par la suite est devenu son secrétaire et son compagnon le plus proche.

Le Concile de NICEE en l'an 325 a marqué l'inauguration du mouvement œcuménique. Le jeune Athanase, qui était secrétaire d'Alexandre, était le pouvoir derrière le trône, et son influence est ressentie dans la composition du Crédo de Nicée. Alexandre a été succédé par Athanase en 326. Le nouvel archevêque était maintenant seul face à la doctrine de l'arianisme, qui se répandait partout.

Arius était probablement originaire de la Libye, et peut-être élève de Lucinius d'Antioche. Il a été ordonné d'abord par Achille (mort en 311), comme presbytère de l'église importante de Bucalis à Alexandrie. Orateur éloquent et penseur pragmatique, il a captivé une grande assemblée à Alexandrie avec ses idées. Il niait la coégalité et la coéternité de Jésus avec le Père et affirmait que le Père avait crée le Fils à partir de rien, pour ensuite créer le monde. Ainsi, la consubstantialité du Père et du Fils était niée par Arius, mais sa position était soutenue par Eusèbe, évêque de Nicomédie. L'idée a été rejetée par Alexandre, et l'adversaire véhément, c'était Athanase, qui a défendu son point de vue au Concile de Nicée en utilisant le fameux terme HOMOOUSION pour décrire la consubstantialité du Père et du Fils. La défaite des ariens au concile n'a pas mis fin à la controverse et n'a pas non plus éliminé le parti des ariens, dont les enseignements ont continué à se répandre. C'était l'inauguration d'une période de lutte théologique entre Arius et Athanase. La situation s'est aggravée quand l'arianisme a infiltré la cour impériale, et quand elle est devenue de plus en plus populaire parmi les citoyens, pour qui les idées simples et pragmatiques d'Arius étaient plus abordables. De plus, Arius a exprimé ses idées dans une série de cantiques populaires poétiques appelés Thalia (banquet), mis en musique adaptée d'airs anciens connus de l'Egypte ancienne. On pouvait entendre ces airs dans les chantiers navals et partout à Alexandrie.

L'empereur Constantin I, empressé de sauvegarder l'unité de son empire, a d'abord accepté le verdict de Nicée, mais a vacillé dans son jugement plus tard. Il a probablement été influencé par sa sœur arienne Constantia et par Eusèbe de Nicomédie, ainsi que par le nombre toujours plus grand d'adeptes ariens. A ce point, Arius semblait avoir changé son attitude par rapport à la décision de Nicée, et l'empereur, par conséquent, voulait qu'Athanase soit réconcilié avec ses ennemis, et qu'Arius soit restauré à la communion de l'église. Un synode en 335 a confirmé de manière formelle le mouvement pour la réconciliation, mais Arius est mort l'année après dans des circonstances mystérieuses, et Athanase, toujours méfiant, continuait de refuser une réconciliation douteuse. En attendant, en 335 l'empereur a ordonné qu'Athanase soit exilé à Trèves, en Allemagne. C'était le premier exil sur cinq pour cet archevêque ardent, qui est resté fidèle à sa théologie à l'encontre d'un mouvement qui avait survécu à son auteur et qui continuait de grandir.

Les Cinq Exils

Athanase est resté à Trèves un peu plus de deux ans, une période pendant laquelle il aura dû composer et développer quelques ouvrages théologiques. Avec la mort de Constantin I en 337, Athanase et certains évêques de Nicée qui avaient été banis ont pu rentrer dans leurs diocèses. Même si le peuple d'Alexandrie l'a acclamé, le retour d'Athanase a été assailli d'intrigues de l'extérieur. Eusèbe de Nicomédie a été amené à Constantinople où, comme partisan ardent de l'arianisme, il avait un accès direct à la cour impériale et pouvait influencer l'empereur contre Athanase. Les ariens voulaient déposer Athanase, et en 340 ils ont installé Grégoire de Cappadoce sur le trône archépiscopal d'Alexandrie. Athanase a décidé de vivre en cachette alors que son nouvel antagoniste prenait grand plaisir aux orgies et commettait des crimes odieux : il a obligé Philagrius à fouetter trente-quatre femmes à l'église, et il a supervisé l'emprisonnement d'autres chrétiens pieux. Dans le contexte de ces atrocités ariennes, Athanase a décidé de s'enfuir, et à Pâques, en 340, il a quitté Alexandrie pour aller à Rome.

Ainsi a commencé son deuxième exil, qui a duré trois ans, à la curie du pape Jules I (337-352) à Rome. Apparemment, ce temps passé en exil était volontaire. Il a été accompagné d'un nombre de moines égyptiens, et il est possible que le résultat le plus important de cet exil ait été l'introduction du système monastique, qui avait eu ses origines dans les déserts égyptiens, aux latins occidentaux. Le fait que la papauté romaine a accepté cet ordre monastique égyptien doit être vu comme une étape essentielle du développement du christianisme en Europe, et de la préservation de l'héritage romain pendant le moyen âge. C'est aussi à cette occasion qu'Athanase a établi un rapport amical avec le siège romain, qui a reconnu son poste d'archevêque, et qui lui a offert un soutien qui a duré aussi longtemps que son règne. Enfin, grâce à l'influence de Constance II (337-361), il a été restauré à son diocèse à Alexandrie, qui avait maintenant été évacué des vestiges ariens par le meurtre de son occupant arien, Grégoire de Cappadoce, en février de l'an 345.

Le retour d'Athanase a été honorable. Il a reçu des lettres impériales de félicitations à Aquilée, et c'est à partir de là qu'il a commencé le long voyage du retour en passant par Constance et Trèves, avec ses souvenirs du premier exil, et Rome, où le pape Jules lui a offert une lettre éloquente de soutien. Pendant son voyage à Antioche il est passé par Adrianopolis, où il a encore eu l'occasion de voir l'empereur de l'est, Constance, qui l'a reçu avec honneur. Athanase s'est gardé de diffamer ses opposants auprès de l'empereur, mais il est parti de là pour confronter ses détracteurs armé des lettres de Constance au clergé de l'Egypte, qui plaidaient pour une église unie. A partir d'Antioche, Athanase est allé à Jérusalem, où il a participé à un concile tenu en son honneur. Il est arrivé à Alexandrie le 24 Babah. Grégoire de Nazianze a décrit l'accueil tumultueux de la population, qui formaient un fleuve "comme le Nil." Même l'élément dissident arien de la population semblait, pour le moment, avoir accepté la restauration du prélat avec une clémence charitable.

Après ces célébrations, il semble que la paix ait régné pendant quelques années, et qu'un grand nombre d'évêques, allant jusqu'à 400, y compris ceux qui remplaçaient les ariens, ait écrit des lettres de soutien en faveur d'Athanase. L'empereur Valens (364-378), apparemment, considérait l'arianisme comme anathème. Néanmoins, il semblerait aussi que les ariens ne faisaient qu'atermoyer face au soutien irrésistible qui existait pour Athanase. Malgré le fait que l'empereur occidental Constant (337-350) a soutenu le grand prélat, l'empereur de l'est, Constance II, qui était très influencé par Eusèbe, en particulier et les ariens en général, s'est tourné contre lui. Constance a consenti à, et a même incité, la persécution d'Athanase.

Quand les fêtes de la restauration ont commencé à se calmer, le pouvoir militaire pro arien a commencé des manœuvres contre l'orthodoxie réétablie. L'histoire d'un certain général Sébastien, qui était manichéen, est racontée ainsi : Accompagné d'un bataillon de 3000 soldats il est entré dans un cimetière où un groupe de vierges était resté dans la prière après le départ de l'assemblée. Sébastien a demandé aux vierges d'embrasser l'arianisme. Quand elles ont refusé, il a ordonné qu'elles soient mises à nu et fouettées au point où certaines d'entre elles en sont mortes. Des incidents pareils seraient arrivés près des églises d'Alexandrie, où les évêques orthodoxes ont été poursuivis sans cesse, et plusieurs douzaines d'entre eux ont fui. Athanase a tenu ferme contre ses opposants, qui étaient dirigés par un certain George le Cappadocien, qui avait pour objectif de le remplacer au trône d'Alexandrie. Athanase a résisté jusqu'à ce qu'il puisse plaider devant Constance, mais il a été déçu quand celui-ci a écrit une missive impériale dans laquelle il a décrit le prélat orthodoxe comme étant un criminel en fuite. Constance a aussi recommandé au souverain éthiopien de renvoyer Frumentius, fondateur de l'église éthiopienne, pour qu'il reçoive sa nouvelle ordination, non pas de la part d'Athanase, mais du cappadocien George. Frumentius avait été consacré évêque d'Aksoum par Athanase avant 368. Coincé, Athanase s'est exilé d'Alexandrie une fois de plus (troisième exil), et a rejoint le groupe croissant de moines coptes au désert. Pendant cet exil, qui a duré plus de six ans, il a écrit la plupart de ses œuvres théologiques. Il a gardé le contact avec son assemblée à Alexandrie par moyen de lettres d'encouragement, mais il a quitté le désert nitrien pour aller au désert thébain, et a aussi vécu un certain temps au désert de l'est. Il a dû passer un peu de temps avec St. Antoine le Grand avant sa mort. C'est alors qu'il a pu composer son œuvre classique, la Vie de St. Antoine.

Avec la mort de Constance II en 361, Julien l'Apostat (361-363) a accédé au trône impérial. Julien avait depuis longtemps dédaigné les arguments des chrétiens, qu'ils soient orthodoxes ou ariens. Le résultat immédiat de l'accession de Julien était l'émergence de la population païenne, qui était bien décidée à se venger de George le Cappadocien, qui voulait les exterminer. L'évêque arien a été tué, et on a fait le tour de la ville avec son corps sur un chameau. Après cela, le corps a été brûlé, et la dépouille qui restait a été jetée à la mer. Même si Julien n'était pas en faveur de ce geste au début de son règne, il a promulgué un décret selon lequel tous les évêques fugitifs auraient le droit de rentrer en paix dans leurs diocèses. Se saisissant de cette occasion, Athanase est rentré à Alexandrie le 22 février de l'an 362, et une fois de plus, son retour a été fêté dans une tumulte joyeuse de ses adeptes orthodoxes.

Dès son retour, Athanase a tenu un concile pour adresser tous les problèmes non résolus, que ce soit à Alexandrie ou à Antioche. Une des décisions de ce conseil permettait à tous ceux qui avaient perdu leur communion avec l'église de la regagner par une simple allégeance aux termes de Nicée. Il a été trouvé que ceux qui parlaient de trois hypostases voulaient dire trois personnes, tandis que la formule de Nicée prescrivait une HYPOSTASE, l'incarnation actuelle du logos, ou l'assomption de la nature d'un homme par le Fils. Athanase a promulgué une épître synodale, ou un tome, aux antiochiens, sur les résultats des recherches du conseil, dans l'espoir d'arriver à unifier l'église. Il n'a pas réussi parce Paulinus, un dissident, était déjà devenu évêque d'Antioche--ce qui commença un schisme.

Au cours de ces difficultés internes, Julien l'Apostat a dénoncé tout enseignement chrétien, ainsi que le droit au trône épiscopal d'Athanase. Julien a fait un édit spécial pour l'expulsion d'Anathase, qui lui a été communiqué par Pythiodore, un philosophe païen, le 23 octobre de l'an 362. C'est ainsi que le quatrième exil du grand prélat a commencé. Athanase est parti pour Memphis et la [région] Thébaine en 363. Après la mort de Julien en 363, Athanase est revenu à son trône épiscopal.

Après être arrivé à Alexandrie en passant par Hermopolis, où il a été acclamé par des foules de moines, il a reçu une lettre encourageante de la part du nouvel empereur Jovien (363-364) qui lui a dit d'exercer les responsabilités de son poste épiscopal et de préparer une déclaration formelle présentant les éléments orthodoxes de la foi. Athanase a immédiatement convoqué un concile qui, grâce à sa direction, a rédigé une épître synodale qui affirmait le Crédo de Nicée et qui condamnait l'arianisme et le demi arianisme, tout en dénonçant la triple définition de l'hypostase, mais qui gardait la coégalité du Saint-Esprit avec le Père et le Fils -- des positions qui anticipaient les termes du crédo de Constantinople (381).

Armé de ces décisions, Athanase s'est embarqué pour Antioche, où il a été reçu dans l'acclamation, et où ses principes ont été acceptés. Par conséquent, l'église a été unie, et même dans l'ouest, on sait que le pape Liberius (352-355 et 365-366) a fait une déclaration totale d'orthodoxie à Rome. En 364, après avoir écrit une autre lettre à Antioche, Athanase est rentré sain et sauf à Alexandrie peu avant la mort de Jovien. Ce dernier a été succédé par Valens (364-378), à qui l'administration de l'empire occidental a été confiée par son frère Valentinien II (375-392). En 365, Valens a ordonné l'expulsion des évêques à qui Julian avait donné la permission de revenir. La nouvelle politique arienne adoptée a été source d'ennuis pour la population orthodoxe et pour Athanase en particulier, car il est resté sur la défensive alors que le préfet d'Alexandrie a mobilisé ses forces pour agir contre le prélat. Athanase s'est échappé en douceur par l'église de Saint Dionysius et s'est réfugié pendant les quatre mois suivants dans une maison en dehors de la ville. Cette courte période peut être considérée comme un cinquième exil, imposé par lui-même. Il a été terminé par l'avent d'un notaire impérial appelé Barasides, qui a proposé un autre ordre impérial qui ordonnait que le prélat soit relâché et qu'il puisse retourner à son trône épiscopal.

A partir du temps de son retour à Alexandrie jusqu'à sa mort au mois de mai de l'an 373, Athanase a été occupé par les disputes avec les ariens, avec la construction de nouvelles églises, et avec la rédaction de quelques derniers ouvrages. Il a occupé le siège de Saint Marc pendant quarante-six ans au total, une période pendant laquelle il été le sujet d'une persécution qui frôlait le martyre, mais la foi qu'il avait pour le Crédo de Nicée n'a jamais été ébranlée. Selon le Synaxaire Copte-Arabe, sa date commémorative serait le 30 Tut.

Dans ses dernières années, Athanase a complété son triomphe sur l'arianisme, dont les champions ont été réduits au silence dans l'empire Byzantin. Compte tenu de l'élimination de leurs enseignements dans l'empire, les restes de leurs derniers représentants ont traversé les frontières byzantines pour aller chez les barbares, où ils ont pu précher leurs doctrines en paix auprès des Goths. Leur apôtre était Ulphilas (vers 311-383), un cappadocien d'origine, qui avait été consacré évêque par Eusèbe, l'évêque arien de Nicomédie. Les Goths sont restés fidèles aux préceptes ariens jusqu'à leur descente sur l'empire romain occidental. Au cours des siècles suivants, le processus de leur conversion à l'orthodoxie a pris longtemps.

Avec sa déconvenue de l'arianisme et l'établissement ferme du Credo de Nicée, Athanase, grâce à ses rapports avec les moines pachomiens et Sérapion, a pu donner un très grand soutien et beaucoup d'encouragement au monasticisme et à la vie ascète en Egypte. En outre, il a été directement responsable de l'introduction de la règle monastique dans l'ouest. Comme biographe de Saint Antoine, il a dédicacé sa "vie" du grand saint au peuple de la Gaule et de l'Italie. Sa théologie est restée le rocher solide sur lequel les générations futures de théologiens ont continué à bâtir. Il a été canonisé, et la génération suivante l'a appelé "l'Apostolique", et "le Grand."

Ecrits

On sait qu'Athanase a écrit la plupart de ses oeuvres en grec, et il a été décrit dans A Select Library of the Nicene and Post-Nicene Fathers [Une bibliothèque sélective de Pères Nicéens et post Nicéens] (1953, p. ixvi) comme un père grec. En fait, les pères grecs ne connaissaient pas le copte, et Athanase, comme beaucoup de coptes éduqués, connaissait bien le grec et le copte. Antoine et Athanase ont dû communiquer en copte, parce qu'Antoine ne connaissait pas le grec.

Avant qu'il n'atteigne l'âge de trente ans, vers l'an 318, Athanase a écrit deux traités brefs: Against the Gentiles [Contre les Gentils] et De Incarnatione Verbi Dei. Ce dernier texte est devenu par la suite un classique sûr de la théologie. La thèse de ce texte est la suivante : par l'union de Dieu le Logos avec l'humanité dans la personne du Fils, Jésus a restauré à l'humanité déchue l'image de Dieu dans laquelle elle avait été crée (Gen. 1 :27). Par sa mort et sa résurrection, Jésus a conquis la mort, qui était la conséquence du péché. Les deux traités précédaient la controverse ariane, qui a éclaté en 319. La plupart de son travail ultérieur s'est concentré sur l'opposition à l'arianisme, à commencer par Nicée.

Il n'est pas facile de présenter une bibliographie complète d'Athanase, car elle a été enrichie peu à peu par de nouvelles découvertes. Certains érudits ont essayé de rassembler ses oeuvres depuis 1482, quand, pour la première fois, une version latine de ses oeuvres a apparu. Par la suite, deux oeuvres authentiques, accompagnées d'un groupe d'oeuvres apocryphes, a apparu à Paris en 1520. Erasme a rejeté l'authenticité des lettres à Sérapion, mais il a édité une autre collection en 1527, et une édition qui comprenait les collections de 1520 et de 1527 est apparue à Lyon en 1532. Une édition plus développée, en latin, de toutes ses oeuvres connues, à été publiée par Nannius en 1556, alors que la première édition grecque par P. Felckmann est apparue à Heidelberg en 1608-1612. Le texte grec avec version latine, publié à Paris en 1627, semblerait avoir supplanté toutes les autres, et il est possible qu'elle ait été supplémentée par la version datée de 1681, de Leipzig. Néanmoins, elles ont toutes été éclipsées par l'édition bénédictine de 1698, à laquelle B. Montfaucon a juxtaposé la "Vie" du saint. D'autres restes de Montfaucon ont été rassemblés en 1707 dans la série qui s'est appelée Nova patrum et scriptorum Graecorum collectio. Le travail d'Athanase sur les Psaumes a été édité par N. Antonelli à Rome en 1746 et a été republié en quatre volumes folio, qui ont incorporé la plupart de ses oeuvres antécédentes. Le Historical Tracts of St. Athanasius [Traités historiques de St. Athanase] ainsi que deux volumes de Treatises in Controversy with the Arians [Traités dans la controverse avec les ariens] ont été publiés en anglais à Oxford en 1842-1844. Ses oeuvres comprennent les lettres de fêtes, les encycliques, et ses lettres spéciales aux moines, à Sérapion, aux égyptiens et aux libyens, ainsi que: Apology to Constantius, Apology for His Flight, Apology Against the Arians, History of the Arians, Against the Gentiles, On the Incarnation, Orations and discourses Against the Arians, Exposition of the Psalms, et Life of Saint Antony [Apologie à Constance, Apologie pour sa fuite, Apologie contre les ariens, Histoire des ariens, Contre les Gentils, Sur l'Incarnation, Discours solennels et discours contre les ariens, Exposition des Psaumes, et Vie de Saint Antoine].

Aziz S. Atiya

Note: Le DIBICA emploie le système de translitération de L'Encyclopédie de l'Islam (2ème éd.), omettant les signes diacritiques sur le kha, dtaa, saad, et daad.
Bibliographie:

Pour les premières publications des oeuvres d'Anasthase, voir le texte ci-dessus à propos de ses écrits. Les premières éditions, plutôt incomplètes, sont supplantées par l'édition de B. Montfaucon, en trois volumes, Paris, 1698. Une autre édition, qui comprend des additions supplémentaires, dressée par l'évêque de Padua, N. A. Guistiniani, est en quatre volumes, Padua, 1777. Voir aussi PG, Vols. 25-28. L'édition la plus récente, qui est encore en cours, est éditée par M. G. Opitz pour l'Académie de Berlin, Berlin, 1934, et seq.
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Cet article a été réimprimé, avec permission, de The Coptic Encyclopedia, vol. 1, copyright © 1991 par Macmillan, New York, U.S.A., édité par Aziz S. Atiya. Tous droits réservés.




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